24 février 2009 : validation par le comité des termes et expressions soumis à l'appel à commentaires (du 17 au 22 février 2009) pour les règles pour l'accessibilité des contenus Web (WCAG) 2.0
*** 24 février 2009 : document sur la validation par le comité des termes et expressions soumis à l'appel à commentaires (du 17 au 22 février 2009 )pour les règles pour l'accessibilité des contenus Web (WCAG) 2.0.
Version réalisée par le Comité de traduction en français des WCAG 2.0
Point 1 (Assistive technology)
Expression utilisée actuellement
technologie d'assistance
Proposition
Terme proposé par Jean-Marie D'Amour au nom d'AccessibilitéWeb : technologie d'adaptation.
Argumentaire
Les technologies d'adaptation sont les technologies utilisées par les personnes ayant des incapacités pour accéder au Web de façon autonome. Elles ont donc pour vocation de permettre l'adaptation de ce média de communication. Ce terme est aussi utilisé de façon plus large pour toute technologie qui permet l'adaptation d'une autre technologie qui, autrement, serait totalement ou partiellement inaccessible.
Dans la définition du mot "assistance" on trouve notamment : "organisme public destiné à venir en aide à certains groupes d'individus défavorisés". Ce mot véhicule donc pour nous au Québec une image de dépendance sociale que nous trouvons contraire à l'idée d'une technologie favorisant l'autonomie de la personne. L'expression "technologie d'adaptation" s'est imposée dans l'usage au Québec parce qu'elle décrivait adéquatement la réalité qu'elle est censée décrire et dans une perspective philosophique plus conforme à notre vision d'une société inclusive.
***Décision finale du comité pour le point 1 (24/02/2009)
Nous n'avons pas trouvé de terme plus claire que technologie d'assistance. Assistive technologies contenant le mot assist, nous gardons ce terme en français.
Point 2 (Principle 1: Perceivable)
Expression utilisée actuellement
Principe 1 : Perceptible - L'information et les composants de l'interface utilisateur doivent être présentés à l'utilisateur d’une façon qu’il puisse percevoir.
Proposition
Terme proposé par Aurélien Levy: Principe 1 : ... d'une façon perceptible. ou ... de façon à ce qu'il puisse les percevoir.
Argumentaire
Si c'est la façon qui doit être perceptible, pourquoi ne met-on pas "d'une façon perceptible" ? Si c'est l'information et les composants de l'interface, je reste sur ma proposition de "de façon à ce qu'il puisse les percevoir."
***Décision finale du comité pour le point 2 (24/02/2009)
La proposition d'Aurélien Levy est adoptée.Ce qui donne :
Principe 1 : Perceptible - L'information et les composants de l'interface utilisateur doivent être présentés à l'utilisateur d’une façon qu’il puisse les percevoir.
Point 3 (Guideline 1.1 Text Alternatives)
Expression utilisée actuellement
Règle 1.1 Les équivalents textuels : Proposer des équivalents textuels à tout contenu non textuel pour que ce dernier puisse être présenté sous d'autres formes selon les besoins de l'utilisateur : grands caractères, braille, synthèse vocale, symboles ou langage simplifié.
Proposition
Expression proposée par Aurélien Levy : Règle 1.1 Les équivalents textuels : Pour tout contenu non textuel, proposer un équivalent textuel qui pourra être présenté sous d'autres formes selon les besoins de l'utilisateur : grands caractères, braille, synthèse vocale, symboles ou langage simplifié..
***Décision finale du comité pour le point 3 (24/02/2009)
Proposition d'Aurélien modifiée comme suit :
proposer des équivalents textuels à tout contenu non textuel qui pourra alors être présenté sous d'autres formes selon les besoins de l'utilisateur : grands caractères, braille, synthèse vocale, symboles ou langage simplifié.
Point 4 (Guideline 2.1 Keyboard Accessible)
Expression utilisée actuellement
Règle 2.1 Accessibilité au clavier : Rendre toutes les fonctionnalités disponibles à l'aide du clavier.
Proposition
Expression proposée par Aurélien Levy : Règle 2.1 Accessibilité au clavier : Rendre toutes les fonctionnalités utilisable à l'aide du clavier.
Argumentaire
Que signifie une fonctionnalité "disponible" à l'aide du clavier si ce n'est pas pour dire qu'elle est utilisable/manipulable ou si c'est pour dire qu'elle est atteignable ? Mais disponible n'a pas de sens selon moi.
***Décision finale du comité pour le point 4 (24/02/2009)
La version actuelle parle de : Règle 2.1 Accessibilité au clavier : Rendre toutes les fonctionnalités accessibles au clavier.". Ce point est donc réglé.
Point 5 (Viewport)
Expression utilisée actuellement
Viewport : espace de restitution
Proposition
Expression proposée : voir argumentaire.
Argumentaire
Selon moi (OR), ne peut être qu'un "dispositif de restitution" puisque la définition du glossaire inclut les enceintes audio (loudspeakers) qui ne ont pas des espaces
[Jean-Marie] Mais un viewport peut aussi désigner une zone de l'écran, ce que ne rend pas bien le terme "dispositif" qui désignerait l'écran au complet.
***Décision finale du comité pour le point 5 (24/02/2009)
Le terme "espace de restitution" est conservé.
Point 6 (human language)
Expression utilisée actuellement
human language : langue
Proposition
Expression proposée : langage humain
Argumentaire
Pour bien faire la distinction avec les langages de programmation, il me semble qu'il faille alourdir en traduisant par "langage humain". C'est assez flagrant dans la définition de "texte" (OR).
[Jean-Marie D'Amour] Il n'y a pas de confusion en français entre une langue (qui est humaine par définition) et un langage (qui peut être de programmation ou autre).
***Décision finale du comité pour le point 6 (24/02/2009)
Le terme langue est conservé.
Point 7 (disabilities - people with disabilities)
Expression utilisée actuellement
incapacités et handicap
Proposition
Expression proposée par Catherine ROY : lire l'argumentaire.
Argumentaire
La traduction doit réfléter l'utilisation originale des termes "people with disabilities" et "disabilities", selon le contexte.
Selon les définitions courantes (voir les modèles conceptuels du "Processus de production du handicap" du RIPPH et de la "Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé" de l'OMS), il faut distinguer entre :
Déficience : Perte, malformation, anomalie ou insuffisance d’un organe, d’une structure ou d’une fonction mentale, psychologique, physiologique ou anatomique.
Incapacité : Limitation fonctionnelle pouvant résulter d'une déficience et empêchant un individu d'accomplir certaines activités courantes.
Handicap : Une situation qui correspond à la réduction de la réalisation des habitudes de vie, résultat de l’interaction entre les caractéristiques des individus et celles de l’environnement physique, culturel et social, ceux-ci pouvant faciliter ou limiter la participation sociale des individus ayant une incapacité.
Dans certaines parties du document original, on réfère à la notion de "people with disabilities" dans sa situation globale. Dans ce cas, conceptuellement, il serait approprié d’utiliser le terme "personnes handicapées" (ou encore, "personne en situation de handicap").
Toutefois, dans certaines autres parties du document, on ne fait pas référence à la notion de handicap mais à la notion d’incapacité ou de limitation fonctionnelle.
À titre d'exemple (à noter que cela ne constitue qu'un exemple car cette situation se retrouve à plusieurs endroits dans le document) :
Pour la définition de "technologie d’assistance", il serait approprié de dire :
"matériel ou logiciel qui agit comme agent utilisateur ou simultanément avec un agent utilisateur usuel afin de fournir des fonctionnalités répondant aux besoins des *utilisateurs handicapés*, fonctionnalités qui vont au-delà de celles qui sont offertes par les agents utilisateurs usuels"
Et cela vaut également pour la note 3.
Parce que dans ce cas, on réfère à la situation globale de la personne.
Toutefois, dans les exemples, le contexte du texte original fait plutôt référence à des incapacités (ou limitations fonctionnelles) spécifiques.
Par exemple : "les logiciels de reconnaissance vocale qui peuvent être utilisés par les personnes ayant certains handicaps physiques ;" devrait plutôt lire "les logiciels de reconnaissance vocale qui peuvent être utilisés par les personnes ayant certaines incapacités (ou limitations) motrices ;"
Car on réfère à une limitation fonctionnelle particulière, celle liée à la motricité. Je peux admettre qu’on souhaite garder le mot "physique" même si au Québec, cela englobe la déficience sensorielle et motrice. Mais puisque le mot "handicap" réfère à une situation globale, incluant des habitudes de vie, des facteurs personnels et des obstacles sociaux et environnementaux, on ne devrait pas l’utiliser pour référer à une caractéristique individuelle spécifique, dans ce cas, une incapacité ou limitation motrice.
Donc, pour résumer, je propose :
Lorsqu’il est question dans le texte de personnes handicapées dans son ensemble, qu’on utilise le terme "personnes handicapées" ou "utilisateurs handicapés" (ou encore, "personne [utilisateur] en situation de handicap"), selon le texte original.
Lorsqu’il est question d’incapacités ou de limitations fonctionnelles spécifiques (visuelles, auditives, motrices, sensorielles, etc.), qu’on utilise le terme "incapacité" (ou encore, "limitation fonctionnelle").
***Décision finale du comité pour le point 7 (24/02/2009)
Lorsqu’il est question dans le texte de personnes handicapées dans son ensemble, on utilise le terme "personnes handicapées" (ou encore, en situation de handicap"), selon le texte original. Lorsqu’il est question d’incapacités ou de limitations fonctionnelles spécifiques (visuelles, auditives, motrices, sensorielles, etc.), on utilise le terme "limitation fonctionnelle").
Occurences du mot dans le document traduit
- Résumé : 1er paragraphe :
Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.0 covers a wide range of recommendations for making Web content more accessible. Following these guidelines will make content accessible to a wider range of people with disabilities, including blindness and low vision, deafness and hearing loss, learning disabilities, cognitive limitations, limited movement, speech disabilities, photosensitivity and combinations of these. Following these guidelines will also often make your Web content more usable to users in general.
Les Règles pour l'accessibilité des contenus Web (WCAG) 2.0 présentent un large éventail de recommandations pour rendre les contenus Web plus accessibles. Suivre ces règles rendra les contenus accessibles à une plus grande variété de personnes en situation de handicap, incluant les personnes aveugles et malvoyantes, les personnes sourdes et malentendantes, les personnes ayant des troubles d'apprentissage, des limitations cognitives, des limitations motrices, des limitations de la parole, de la photosensibilité et les personnes ayant une combinaison de ces limitations fonctionnelles. Suivre ces règles rendra aussi les contenus Web souvent plus faciles d'utilisation aux utilisateurs en général.
- Introduction : 2e paragraphe :
Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.0 defines how to make Web content more accessible to people with disabilities. Accessibility involves a wide range of disabilities, including visual, auditory, physical, speech, cognitive, language, learning, and neurological disabilities. Although these guidelines cover a wide range of issues, they are not able to address the needs of people with all types, degrees, and combinations of disability. These guidelines also make Web content more usable by older individuals with changing abilities due to aging and often improve usability for users in general.
Les Règles pour l'accessibilité des contenus Web (WCAG) 2.0 définissent la façon de rendre les contenus Web plus accessibles aux personnes en situation de handicap. L'accessibilité couvre un large spectre de limitations fonctionnelles, telles que les limitations visuelles, auditives, physiques, cognitives, neurologiques ou encore, celles liées à la parole, au langage ou à l'apprentissage. Bien que ces règles couvrent un éventail varié de problématiques, elles ne peuvent prétendre répondre aux besoins des personnes avec tous les types, les degrés ou les combinaisons possibles de limitations fonctionnelles. Ces règles rendent également les contenus Web plus utilisables par les individus dont les capacités changent en raison du vieillissement et améliorent souvent l'utilisabilité pour l'ensemble des utilisateurs.
- Niveaux de lecture des WCAG : 2e puce suite
au 1er paragraphe
Guidelines - Under the principles are guidelines. The 12 guidelines provide the basic goals that authors should work toward in order to make content more accessible to users with different disabilities. The guidelines are not testable, but provide the framework and overall objectives to help authors understand the success criteria and better implement the techniques.
Les règles - Après les principes il y a les règles. Les 12 règles donnent les objectifs de base que les auteurs doivent atteindre afin de rendre le contenu plus accessible pour les utilisateurs ayant différents types de limitations fonctionnelles. Les règles ne sont pas testables, mais elles fournissent la trame et les objectifs principaux pour aider les auteurs à comprendre les critères de succès et à mieux mettre en œuvre les techniques.
- Niveaux de lecture des WCAG : dernier paragraphe
Note that even content that conforms at the highest level (AAA) will not be accessible to individuals with all types, degrees, or combinations of disability, particularly in the cognitive language and learning areas.
Notons que même du contenu conforme au niveau le plus élevé (AAA) ne sera pas accessible aux personnes ayant tous les types, les degrés ou les combinaisons de limitations fonctionnelles, en particulier dans les domaines cognitifs, du langage et de l'apprentissage.
- 1.1.1 : puce CAPTCHA
CAPTCHA: If the purpose of non-text content is to confirm that content is being accessed by a person rather than a computer, then text alternatives that identify and describe the purpose of the non-text content are provided, and alternative forms of CAPTCHA using output modes for different types of sensory perception are provided to accommodate different disabilities.
CAPTCHA : Si ce contenu non textuel vise à confirmer que le contenu est consulté par une personne plutôt que par un ordinateur, alors un équivalent textuel est fourni pour identifier et décrire la fonction du contenu non textuel, et des formes alternatives du CAPTCHA sont proposées pour différents types de perception sensorielle afin d'accommoder différents types de limitations fonctionnelles.
- Glossaire - Compatible avec l'accessibilité : 2 d
2. d) The user agent(s) that support the technology are accessibility supported and are available for download or purchase in a way that: * does not cost a person with a disability any more than a person without a disability and * is as easy to find and obtain for a person with a disability as it is for a person without disabilities.
2. d) Les agents utilisateurs avec lesquels fonctionne la technologie sont compatibles avec l'accessibilité et sont disponibles en téléchargement ou à l'achat d'une façon qui : * ne coûte pas plus cher à une personne handicapée qu'à une personne sans limitations fonctionnelles et * est aussi facile à trouver et à obtenir par une personne handicapée qu'elle l'est pour une personne sans limitations fonctionnelles.
- Ambigu pour tout utilisateur
the purpose cannot be determined from the link and all information of the Web page presented to the user simultaneously with the link (i.e., readers without disabilities would not know what a link would do until they activated it)
l'intention ne peut être déterminée à partir du lien et de toute l'information de la page Web présentée à l'utilisateur en même temps que ce lien. (c'est-à-dire qu'un lecteur sans limitations fonctionnelles ne connaîtrait pas la fonction d'un lien avant de l'activer)
- Technologie d'assistance : Note
3
Note 3: The distinction between mainstream user agents and assistive technologies is not absolute. Many mainstream user agents provide some features to assist individuals with disabilities. The basic difference is that mainstream user agents target broad and diverse audiences that usually include people with and without disabilities. Assistive technologies target narrowly defined populations of users with specific disabilities.
Note 3 : La distinction entre agents utilisateurs usuels et technologies d'assistance n'est pas absolue. Plusieurs agents utilisateurs usuels comportent des fonctions d'assistance aux utilisateurs ayant des limitations fonctionnelles. La principale différence est que ces agents utilisateurs usuels visent un public large et diversifié qui comprend des personnes avec et sans limitations fonctionnelles. Les technologies d'assistance visent des populations plus restreintes d'utilisateurs ayant des limitations fonctionnelles particulières.
- Technologie d'assistance : Exemples liste à puces
- screen magnifiers, and other visual reading assistants, which are used by people with visual, perceptual and physical print disabilities to change text font, size, spacing, color, synchronization with speech, etc. in order to improve the visual readability of rendered text and images;
- screen readers, which are used by people who are blind to read textual information through synthesized speech or braille;
- text-to-speech software, which is used by some people with cognitive, language, and learning disabilities to convert text into synthetic speech;
- speech recognition software, which may be used by people who have some physical disabilities;
- alternative keyboards, which are used by people with certain physical disabilities to simulate the keyboard (including alternate keyboards that use head pointers, single switches, sip/puff and other special input devices.);
- alternative pointing devices, which are used by people with certain physical disabilities to simulate mouse pointing and button activations.
- les agrandisseurs d'écran et les autres assistants de lecture visuelle qui sont utilisés par les personnes ayant des limitations de la vision, de la perception ou d'accès physique à l'imprimé pour modifier la police de caractères, la taille, l'espacement, la couleur, la synchronisation avec la synthèse vocale, etc. dans le but d'améliorer la lisibilité visuelle du rendu des textes et des images ;
- les lecteurs d'écran qui sont utilisés par les personnes aveugles pour lire l'information textuelle en synthèse vocale ou en braille ;
- les logiciels de conversion du texte en parole qui sont utilisés par certaines personnes ayant des limitations cognitives, des limitations du langage et des difficultés d'apprentissage pour convertir le texte en synthèse vocale ;
- les logiciels de reconnaissance vocale qui peuvent être utilisés par les personnes ayant certaines limitations motrices ;
- des claviers de remplacement qui sont utilisés par des personnes ayant certaines limitations motrices pour simuler le clavier (y compris des claviers de remplacement qui utilisent des pointeurs de tête, des commutateurs simples, des dispositifs d'aspiration/expiration et d'autres dispositifs spéciaux d'aide à la saisie ;
- des dispositifs de pointage adaptés qui sont utilisés par des personnes ayant certaines limitations motrices pour simuler le pointeur de la souris et l'activation des boutons.
- Annexe B : 2e paragraphe
This publication has been funded in part with Federal funds from the U.S. Department of Education, National Institute on Disability and Rehabilitation Research (NIDRR) under contract number ED05CO0039.
Cette publication a été en partie financée par des fonds du gouvernement fédéral des États-Unis du ministère de l'éducation, de l'Institut National pour la recherche sur le handicap et la réadaptation (Institute on Disability and Rehabilitation Research (NIDRR)) sous le numéro de référence ED05CO0039.